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Le silence de la tutelle
Par : A. Boukarine
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Alors que l’opinion locale attend toujours les chiffres de la direction du tourisme sur les recettes touristiques, les taux d’occupation, de fréquentation et le nombre de nuitées, comme ce fut le cas dans d’autres wilayas, à Skikda, on se contente des chiffres de la Protection civile.
La saison des baignades a été officiellement clôturée le 31 du mois dernier même si les baigneurs ont rangé leurs maillots de bain avec la rentrée des classes. Seuls les amoureux de la grande bleue ont continué à fréquenter les plages profitant d’un mois de septembre particulièrement caniculaire. L’heure est aux bilans et ils ne sont nullement reluisants dans la wilaya. En effet, le nombre de baigneurs, à ne pas confondre avec les vacanciers, a diminué de moitié. Au lieu de neuf millions pendant la saison estivale écoulée, ce nombre est tombé à moins de 5 millions. Exactement 4 796 600 ont fréquenté les plages de la wilaya, selon les chiffres de la Protection civile. La palme revient à la plage Ben M’hidi de Skikda et à un degré moindre celle de Taléza de Collo. La Protection civile a enregistré 1 983 interventions qui ont concerné 1 030 personnes sauvées de noyades certaines, 788 autres soignées sur place et 266 évacuées vers les centres de soins. Cependant, on déplore 3 décès par noyade, 3 enfants, au niveau des plages surveillées, sachant que la Protection civile ne comptabilise que les noyades aux heures de surveillance et au niveau des plages surveillées. Idem pour les décès pour cause de noyade mais dont les victimes ont été évacuées vivantes vers les hôpitaux. Durant la saison estivale 2005, 7 décès par noyade avaient été enregistrés. Ce bilan reste sans intérêt pour les politiques touristiques. Les chiffres de la Protection civile ne donnent pas l’essentiel, soit l’impact économique et social d’une activité majeure dans la wilaya. Les services du tourisme doivent communiquer le nombre de nuitées, les taux d’occupation et de fréquentation et les recettes touristiques. Bien que caduc, le système des statistiques toujours en vigueur permet, si la volonté de jouer la transparence existe, de donner un aperçu sur un état des lieux chaotique et partant agir pour une véritable relance.
A. Boukarine
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Source : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65625
publié par Scorpio84
dans: skikda