- La santé au menu
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Malgré ses moyens financiers colossaux et sa localisation sur la lisière côtière du pays, la wilaya de Skikda reste à la traîne par rapport à la moyenne nationale en matière de politique de santé publique.
Le forum bimensuel de la Radio locale de Skikda s’est imposé comme un espace de rencontre et de débat auquel la presse locale est devenue un partenaire indéniable pour enrichir les débats et, éventuellement, épauler le mouvement associatif. C’est aussi un trait d’union entre ce dernier et les pouvoirs publics qui s’expliquent directement à travers les ondes de cette radio au grand bonheur des auditeurs qui sont de plus en plus nombreux à suivre ce forum qui traite des sujets d’actualité qui touchent au quotidien des habitants de cette wilaya. Pour sa quatrième édition, tenue mardi dernier avant le f’tour, le thème a touché principalement la carte sanitaire de la wilaya et les prestations médicales. Les statistiques données par le représentant de la DSPS font ressortir que la wilaya de Skikda accuse, non seulement un déficit en matière de prise en charge des malades, mais aussi une moyenne inférieure à celle nationale.
À titre d’exemple, la couverture est de 120 lits pour 1 000 habitants alors que la moyenne nationale est de 174 lits pour 1 000 habitants ou encore une polyclinique pour 68 000 habitants, alors que la moyenne nationale est d’une polyclinique pour 63 000. La seule satisfaction concerne les salles de soins qui n’accusent pas de déficit.
Il a été aussi question, lors de cette tribune, du retour de certaines maladies de misère et de manque de prévention comme la poliomyélite, avec 551 cas dont 3 décès et 17 nouveaux cas pendant ce dernier semestre. Le chiffre de 400 cas de cancéreux a été enregistré dans cette wilaya et la leucémie touche 850 enfants, notamment dans les régions de Ben Azzouz, Azzaba et Skikda.
Le manque d’un service spécialisé pose le problème de l’hospitalisation des enfants leucémiques à partir de l’âge de 14 ans, notamment en matière de scolarisation.
La représentante des malades cancéreux a soulevé le manque d’équipements spécialisés dans cette wilaya qui pose le problème du suivi de ces malades lourds qui devront se déplacer à Constantine ou Annaba. On enregistre 3 000 malades diabétiques mais pas de maison de diabétiques. Pour l’association Afia, des insuffisants rénaux, l’amélioration de la prise en charge de ces malades est une réalité mais la greffe rénale, notamment au profit d’enfants, reste une utopie, sachant que les séances de dialyse affectent les hormones de croissance. Les prestations médicales concernant les accouchements ainsi que le manque de gynécologues se fait cruellement sentir dans la wilaya de Skikda. Les représentants du secteur de la santé voient dans l’ouverture prochaine du nouvel hôpital de Skikda un apport important dans la prise en charge des préoccupations des associations des malades. En somme, c’est un débat riche en enseignements qui fait ressortir que la santé à Skikda est malade et a donc besoin d’un diagnostic approfondi pour pouvoir lui prescrire un remède fiable.
A. Boukarine
Un projet hydraulique d’une grande importance est en gestation pour alimenter en eau potable H24 les habitants de Tamalous, Aïn Kechera et Beni Ouelbène, dans la wilaya de Skikda, selon les services de la wilaya.
C’est lors d’une séance de travail, présidée par le wali de Skikda, Tahar Melizi, en présence de l’exécutif, des chefs de daïra et P/APC des régions concernées, ainsi que des cadres du secteur que cet important projet a été présenté par le bureau d’études algéro-helvétique Stuckey Enhyd. Le projet consiste en la réalisation d’une station de traitement d’eau, reliée au barrage de Guénitra, d’une capacité de 400 litres/seconde, de réseaux d’adduction de 80 et 800 mm de diamètre sur une longueur de 96 km, de 16 réservoirs d’une capacité de 1 000 à 3 000 m3 ainsi que de 6 stations de pompage. Ce projet, dont le coût est estimé à plus de 2 milliards de centimes, a pour objectif de mettre fin au calvaire des populations habitant la zone ouest de la wilaya de Skikda et qui est considérée comme la région la plus affectée par le problème d’eau potable.
Ce sont donc, selon l’étude, presque 75 000 habitants qui vont bénéficier de ce projet, le plus important de la région, d’une dotation moyenne de 250 litres par jour et par habitant.
Une moyenne au-dessus des normes européennes requises. L’analyse économique relative au coût du mètre cube au domicile des ménagères le situe à hauteur de 11,16 DA.
Afin d’éviter toute pollution éventuelle des eaux du barrage de Guénitra, une station d’épuration est prévue pour le traitement des eaux usées d’Oum Toub et de Beni Ouelbène.
Le wali a axé son intervention sur l’alimentation de ces régions en eau potable H24, tout en proposant d’inclure les autres régions voisines non concernées par ce projet. Il est alors demandé aux chefs de daïra d’émettre leurs propositions au bureau d’études pour inclure toutes les autres agglomérations souffrant du même problème et non prises en compte dans l’étude afin de toucher un maximum d’habitants.
Cependant, les autorités wilayales sont appelées à veiller sérieusement au suivi des travaux une fois lancés et plus particulièrement au respect des normes.
A. Boukarine
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Le silence de la tutelle
Par : A. Boukarine
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Alors que l’opinion locale attend toujours les chiffres de la direction du tourisme sur les recettes touristiques, les taux d’occupation, de fréquentation et le nombre de nuitées, comme ce fut le cas dans d’autres wilayas, à Skikda, on se contente des chiffres de la Protection civile. La saison des baignades a été officiellement clôturée le 31 du mois dernier même si les baigneurs ont rangé leurs maillots de bain avec la rentrée des classes. A. Boukarine |





