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Siege of Gaza

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Samedi 04 Novembre 2006

Endommagement des canalisations d’alimentation en gaz

Un accident de chantier au niveau du projet de l’échangeur situé à l’entrée de la ville de Skikda a provoqué, jeudi, une rupture totale de l’alimentation en gaz à Skikda, non sans plonger la ville dans une suspicion motivée beaucoup plus par l’apparition de plusieurs fuites de gaz.

Hier encore, et pour des considérations de sécurité, plusieurs quartiers de la ville demeuraient toujours sans gaz au moment même où le standard de Sonelgaz restait submergé d’appels de citoyens qui pour s’informer de cette coupure qui pour signaler une forte odeur de gaz. Jeudi toujours, une grande perturbation dans l’approvisionnement en pain et dans la restauration a été nettement ressentie. Quant aux circonstances de l’incident, un cadre délégué par la direction de Sonelgaz révèle que « le réseau principal d’alimentation, constitué de deux canalisations de 200 mm de diamètre et d’une pression de 4 bars chacune, a été endommagé par l’engin d’une entreprise privée chargée des travaux de remblais d’accès à l’échangeur situé à l’entrée de la ville. L’incident s’est produit vers 8h quand l’engin a heurté les canalisations, cassant carrément l’une et endommageant légèrement la deuxième. Une rupture automatique de l’alimentation s’est alors produite ». L’incident n’a, fort heureusement, causé aucun dégât aux alentours et la perspicacité des policiers, qui étaient en service à quelques mètres seulement des lieux, a permis de détourner la circulation sur un autre axe et d’éviter tout risque d’explosion, d’autant plus que le lieux de l’incident jouxte une route à grande circulation. Au sujet de la gestion du sinistre, le même cadre rapporte que « nous avons de suite déclenché un plan d’urgence en mobilisant tous nos moyens et en faisant appel aux unités des autres villes de la wilaya pour le circonscrire et garantir par la suite la reprise de l’alimentation en assurant d’abord l’aspect sécuritaire. La première canalisation a été remise en service le jour même à 15h et la seconde aux environs de 19h ». Quant aux innombrables fuites décelées et rapportées par les citoyens, souvent inquiets, Sonelgaz, tout en reconnaissant ce fait, l’explique par la concentration inhabituelle de l’odorisant (le THT). « Lors de la rupture des canalisations, nous sommes passés à la gestion en mode manuel, ce qui a conduit à densifier le gaz en odorisant. La norme du THT dans le gaz était plus importante que celle à laquelle le citoyen était habitué. Cela est bénéfique dans la mesure où il permet de déceler la moindre fuite et permettre au citoyen de tester son installation personnelle. » On signale, par ailleurs, plus de 200 fuites, même si Sonelgaz affirme que « toutes les colonnes montantes ont fait l’objet d’un contrôle » et qu’à ce jour, toutes les réclamations faites par les citoyens ont été traitées, précisant que « c’est vrai que jusqu’à ce jour (vendredi, ndlr) des quartiers sont encore sans gaz, mais dans ce cas de sinistre nous optons beaucoup plus pour l’aspect sécuritaire et toute alimentation ne pourra se faire sans garantir cet aspect ». On apprendra, par ailleurs, que Sonelgaz envisagerait de déposer une plainte pour « agression de l’ouvrage ». Cet incident, qui fort heureusement n’a engendré aucun dégât, devrait tout de même reformuler l’aspect sécuritaire des installations sensibles, d’autant plus que le lieu du sinistre est situé à moins de 400 m de la plateforme pétrochimique. Autre détail important : les canalisations endommagées par les travaux de chantier venaient à peine d’être déplacées, ce qui veut dire que leur récent emplacement devait plutôt les rendre plus « visibles ». Car il restait à mentionner qu’une enveloppe de 400 millions de dinars avait été allouée par l’Etat pour déplacer tous les réseaux afin de permettre au chantier de l’échangeur d’avancer. Deux questions alors : le conducteur de l’engin était-il informé de l’existence des réseaux aux endroits qu’il avait défoncés ? L’entreprise en charge disposait-elle des nouveaux emplacements de ces mêmes réseaux ? En attendant les réponses, Skikda priera Dieu de l’avoir préservée une fois encore d’un autre drame.

K. Ouahab

Mercredi 01 Novembre 2006

La sonnette d’alarme est tirée sur une calamité écologique qui menace la baie de Collo. La pollution, ce mal des cités industrielles et développées, frappe paradoxalement la région la moins prospère du nord du pays.

L’association écologique El Manara de Collo tire, encore une fois, la sonnette d’alarme et interpelle la direction de l’environnement de la wilaya de Skikda pour attirer l’attention sur l’hécatombe qui frappe les espèces vivantes au niveau de l’oued Cherka de Collo.
En effet, le fléau de la mort des poissons de cette rivière, jadis claire et limpide, s’est reproduit récemment, comme ce fut le cas durant les années 2002 et 2004.
L’oued Cherka, d’une longueur de 2 à 3 km, d’une largeur de 4 à 12 m d’amont en aval, de 5 m de profondeur, est d’une salinité variable qui permet un peuplement de plusieurs espèces de poisson. Selon ammi Hocine, un ancien pêcheur qui a fréquenté assidûment cette rivière durant sa longue carrière d’enseignant au niveau de l’institut de pêche de Collo, l’oued Cherka est peuplé d’une riche variété d’ichtyfaune, principalement loups, mulets, anguilles et plusieurs autres poissons en petites quantités comme la daurade et le barbeau. Il lui est même arrivé de pêcher un loup de 5, 2 kg. Hélas, il nous signalera que la pêche y est interdite et le poisson meurt de vieillesse.
Son ouverture permet des prises quotidiennes d’une moyenne de 200 kg par jour, ce qui peut faire vivre une trentaine de personnes, nous expliquera ammi Hocine.  La situation de cette rivière est actuellement dramatique. Son embouchure qui donne sur la plage de Talèza est obstruée et une couche végétale verdâtre couvre la surface de l’eau.
Les poissons en sont prisonniers et manquent terriblement d’oxygène d’où le nombre important qui dépérit et qui, à leur tour, pollue cette eau agressée, en outre, par les diverses déjections de déchets liquides et solides influant directement sur l’écosystème.
Cette association, fortement présente dans la vie écologique de Collo, souhaite que les autorités locales daignent intervenir pour débarrasser l’embouchure des déblais qui l’obstruent afin que l’eau de rivière communique avec l’eau de mer. En attendant que les autorités concernées consentent à procéder aux analyses nécessaires, pour déterminer les causes de la mort d’un grand nombre de poissons et, éventuellement, donner une explication sur l’occurrence répétée de ce phénomène qui met en danger la vie aquatique et marine dans cette région, l’association ne reste pas les bras croisés. Elle dénonce l’inertie des autorités concernées quant aux cris de détresse qu’elle ne cesse de lancer depuis 2002, date de la première apparition de ce phénomène.

A. Boukarine

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=66589

Samedi 21 Octobre 2006
  1. La santé au menu
  2.  

Malgré ses moyens financiers colossaux et sa localisation sur la lisière côtière  du pays, la wilaya de Skikda reste à la traîne par rapport à la moyenne nationale en matière de politique de santé publique.

Le forum bimensuel de la Radio locale de Skikda s’est imposé comme un espace de rencontre et de débat auquel la presse locale est devenue un partenaire indéniable pour enrichir les débats et, éventuellement, épauler le mouvement associatif. C’est aussi un trait d’union entre ce dernier et les pouvoirs publics qui s’expliquent directement à travers les ondes de cette radio au grand bonheur des auditeurs qui sont de plus en plus nombreux à suivre ce forum qui traite des sujets d’actualité qui touchent au quotidien des habitants de cette wilaya. Pour sa quatrième édition, tenue  mardi dernier avant le f’tour, le thème a touché principalement la carte sanitaire de la wilaya et les prestations médicales. Les statistiques données par le représentant de la DSPS font ressortir que la wilaya de Skikda accuse, non seulement un déficit en matière de prise en charge des malades, mais aussi une moyenne inférieure à celle nationale.
À titre d’exemple, la couverture est de 120 lits pour 1 000 habitants alors que la moyenne nationale est de 174 lits pour 1 000 habitants ou encore une polyclinique pour 68 000 habitants, alors que la moyenne nationale est d’une polyclinique pour 63 000. La seule satisfaction concerne les salles de soins qui n’accusent pas de déficit.
Il a été aussi question, lors de cette tribune, du retour de certaines maladies de misère et de manque de prévention comme la poliomyélite, avec 551 cas dont 3 décès et 17 nouveaux cas pendant ce dernier semestre. Le chiffre de 400 cas de cancéreux a été enregistré dans cette wilaya et la leucémie touche 850 enfants, notamment dans les régions de Ben Azzouz, Azzaba et Skikda.
Le manque d’un service spécialisé pose le problème de l’hospitalisation des enfants leucémiques à partir de l’âge de 14 ans, notamment en matière de scolarisation.
La représentante des malades cancéreux a soulevé le manque d’équipements spécialisés dans cette wilaya qui pose le problème du suivi de ces malades lourds qui devront se déplacer à Constantine ou Annaba. On enregistre 3 000 malades diabétiques mais pas de maison de diabétiques. Pour l’association Afia, des insuffisants rénaux, l’amélioration de la prise en charge de ces malades est une réalité mais la greffe rénale, notamment au profit d’enfants, reste une utopie, sachant que les séances de dialyse affectent les hormones de croissance.  Les prestations médicales concernant les accouchements ainsi que le manque de gynécologues se fait cruellement sentir dans la wilaya de Skikda. Les représentants du secteur de la santé voient dans l’ouverture prochaine du nouvel hôpital de Skikda un apport important dans la prise en charge des préoccupations des associations des malades. En somme, c’est un débat riche en enseignements qui fait ressortir que la santé à Skikda est malade et a donc besoin d’un diagnostic approfondi pour pouvoir lui prescrire un remède fiable.

A. Boukarine 

 

Jeudi 19 Octobre 2006
 
Alimentation en eau potable à Skikda
Le projet confié aux Suisses
 
 
Le projet consiste en la réalisation d’une station de traitement d’eau reliée au barrage de Guénitra, d’une capacité de 400 litres/seconde, de réseaux d’adduction de 80 et 800 mm de diamètre sur une longueur de  96 km, de 16 réservoirs d’une capacité de 1 000 à 3 000 m3 et de 6 stations de pompage.

Un projet hydraulique d’une grande importance est en gestation pour alimenter en eau potable H24 les habitants de Tamalous, Aïn Kechera et Beni Ouelbène, dans la wilaya de Skikda, selon les services de la wilaya.
C’est lors d’une séance de travail, présidée par le wali de Skikda, Tahar Melizi, en présence de l’exécutif, des chefs de daïra et P/APC des régions concernées, ainsi que des cadres du secteur que cet important projet a été présenté par le bureau d’études algéro-helvétique Stuckey Enhyd. Le projet consiste en la réalisation d’une station de traitement d’eau, reliée au barrage de Guénitra, d’une capacité de 400 litres/seconde, de réseaux d’adduction de 80 et 800 mm de diamètre sur une longueur de 96 km, de 16 réservoirs d’une capacité de 1 000 à 3 000 m3 ainsi que de 6 stations de pompage. Ce projet, dont le coût est estimé à plus de 2 milliards de centimes, a pour objectif de mettre fin au calvaire des populations habitant la zone ouest de la wilaya de Skikda et qui est considérée comme la région la plus affectée par le problème d’eau potable.
Ce sont donc, selon l’étude, presque 75 000 habitants qui vont bénéficier de ce projet, le plus important de la région, d’une dotation moyenne de 250 litres par jour et par habitant.
Une moyenne au-dessus des normes européennes requises. L’analyse économique relative au coût du mètre cube au domicile des ménagères le situe à hauteur de 11,16 DA.
Afin d’éviter toute pollution éventuelle des eaux du barrage de Guénitra, une station d’épuration est prévue pour le traitement des eaux usées d’Oum Toub et de Beni Ouelbène.
Le wali a axé son intervention sur l’alimentation de ces régions en eau potable H24, tout en proposant d’inclure les autres régions voisines non concernées par ce projet. Il est alors demandé aux chefs de daïra d’émettre leurs propositions au bureau d’études pour inclure toutes les autres agglomérations souffrant du même problème et non prises en compte dans l’étude afin de toucher un maximum d’habitants.
Cependant, les autorités wilayales sont appelées à veiller sérieusement au suivi des travaux une fois lancés et plus particulièrement au respect des normes.

A. Boukarine 

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=66004

Jeudi 12 Octobre 2006
Le silence de la tutelle

Par : A. Boukarine

Alors que l’opinion locale attend toujours les chiffres de la direction du tourisme sur les recettes touristiques, les taux d’occupation, de fréquentation et le nombre de nuitées, comme ce fut le cas dans d’autres wilayas, à Skikda, on se contente des chiffres de la Protection civile.

La saison des baignades a été officiellement clôturée le 31 du mois dernier  même si les baigneurs ont rangé leurs maillots de bain avec la rentrée des classes.
Seuls les amoureux de la grande bleue ont continué à fréquenter les plages profitant d’un mois de septembre particulièrement caniculaire. L’heure est aux bilans et ils ne sont nullement reluisants dans la wilaya. En effet, le nombre de baigneurs, à ne pas confondre avec les vacanciers, a diminué de moitié.
Au lieu de neuf millions pendant la saison estivale écoulée, ce nombre est tombé à moins de 5 millions. Exactement 4 796 600 ont fréquenté les plages de la wilaya, selon les chiffres de la Protection civile. La palme revient à la plage Ben M’hidi de Skikda et à un degré moindre celle de Taléza de Collo.
La Protection civile a enregistré 1 983 interventions qui ont concerné 1 030 personnes sauvées de noyades certaines, 788 autres soignées sur place et 266 évacuées vers les centres de soins. Cependant, on déplore 3 décès par noyade, 3 enfants, au niveau des plages surveillées, sachant que la Protection civile ne comptabilise que les noyades aux heures de surveillance et au niveau des plages surveillées. Idem pour les décès pour cause de noyade mais dont les victimes ont été évacuées vivantes vers les hôpitaux.
Durant la saison estivale 2005, 7 décès par noyade avaient été enregistrés. Ce bilan reste sans intérêt pour les politiques touristiques. Les chiffres de la Protection civile ne donnent pas l’essentiel, soit l’impact économique et social d’une activité majeure dans la wilaya.
Les services du tourisme doivent communiquer le nombre de nuitées, les taux d’occupation et de fréquentation et les recettes touristiques.
Bien que caduc, le système des statistiques toujours en vigueur permet, si la volonté de jouer la transparence existe, de donner un aperçu sur un état des lieux chaotique et partant agir pour une véritable relance.

A. Boukarine

Source : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=65625

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